« Tu aimerais rêver. Le léger t’intéresserait au moins autant que le lourd, le souple que le dur, le translucide que l’opaque. La fragilité du cristal t’émouvrait au moins autant que son éclat. Dans les marbres parfois, tu aimerais les failles et les cassures. Le bruit d’une soie qui crisse et se déchire te troublerait. Tu saurais déceler une rouille légère sur le brillant d’une armure. Tu te souviendrais que, dans le théâtre Nô japonais, parmi d’autres « allures » d’acteurs, « l’allure évanescente » est proche de la beauté de la fleur prête à tomber. »
On ne saurait dire de Gilbert Lascault, dont l’abondante bibliographie révèle une activité littéraire constante depuis le milieu des années 1960, qu’il serait un critique d’art méconnu qu’il faudrait, selon les termes consacrés, « redécouvrir ». Il n’y a en effet pas lieu de le faire tant lui-même a tâché d’être le plus discret possible. Mais nous souhaitions partager avec un plus grand nombre de lecteurs des textes du critique d’art aujourd’hui difficilement accessibles, complétant en cela sa première anthologie, Écrits timides sur le visible, parue en 1979 (Union générale d’éditions) puis rééditée en 2008 (Kiron/Le Félin). Les textes réunis par Camille Paulhan pour ce volume sont issus de catalogues, de revues, d’actes de colloque ou de recueils variés, s’étirant sur une période allant de 1968 à 1994. Ils permettent d’appréhender la poésie d’une esthétique apparemment effilochée, manifestement énamourée et définitivement engagée. Les saveurs imprévues et secrètes, ce sont celles qui émanent des œuvres d’art et parmi lesquelles Gilbert Lascault nous guide, comme un nez manipulant des fragrances évanescentes.
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Textes choisis et préface par Camille Paulhan
Né en 1934 à Obernai (Alsace), Gilbert Lascault est écrivain, professeur émérite en philosophie de l’art (Université Paris-1), critique d’art et régent de tératologie & dinographie au Collège de ‘Pataphysique. Après des études marquées par des recherches autour de la figure du monstre dans l’art occidental, il défend dans ses textes sur l’art une esthétique modeste mais également volontairement dispersée.
Camille Paulhan est critique et historienne de l’art, elle vit et travaille entre Paris et Bayonne. Elle a soutenu une thèse portant sur le périssable dans l’art des années 1960-1970. Membre de l’AICA-France, elle enseigne en écoles d’art.
288 pages

Aristide n°4
The Shelf - Journal 3
Au creux des fleurs - Tom de Pékin
Saint Julien l'hospitalier Tome 3 - Claire Pedot
In The Navy - Julien Kedryna
Artzines # 10 - Show & Tell #2 NY Special
Délié - Baptiste Oberson
People in a faraday cage - Stéphanie Gygax
Strates & Archipels - Pierre Merle
Radio-Art - Tetsuo Kogawa
Zoom Age - Julien Auregan
Dark optics - David Claerbout
Mosaïque d'asphalte - Jack Torrance
Alma Mater n°1
Après la révolution – numéro 1
La mémoire en acte - Quarente ans de création musicale
Avec ce qu'il resterait à dire - Anne Maurel
Lili, la rozell et le marimba / revue n°2
Le dos des choses - Guillaume Goutal
Rue Englelab, La révolution par les livres - Iran 1979 - 1983 - Hannah Darabi
Titanic Orchestra - Julien Mauve
Roven n°4
Strange Design - Ed. Jehanne Dautrey et Emanuele Quinz.
Polygone n°01 - Amour - Collectif
Le vieux père - Laurent Kropf
Before Science - Gilles Pourtier, Anne-Claire Broc'h
Sans titre - Chris Kiss
Birds - Damien Poulain
Seoul Flowers & Trees - tribute to Lee Friedlander
Poétique d'une introspection visuelle - Jean-Charles Andrieu de Levis, Alex Barbier
Atopoz - Collectif
America - Ayline Olukman, Hélène Gaudy
Eros negro #2 - Demoniak
La prise - Florian Javet
Bambi # 4 - Collectif
Bacon le Cannibale - Perrine Le Querrec
Philonimo - Le Lézard de Heidegger - Alice Brière-Haquet, Sophie Vissière
Saint Julien l'hospitalier Tome 1 - Claire Pedot
Recto Versu - Bill Noir
Shanghai Cosmetic - Leslie Moquin
Artzines #12 Provo Special
interférence - 2 - maycec
La traversée - Magali Brueder 

