Catastrophe imminente, une menace indéfinie, photographies de paysages vidés de toute présence humaine, documents manuscrits, temps post-apocalyptique. Il se noue ici une tension dramatique où phénomènes climatiques insolites, objets saisis dans une troublante solennité, prédateurs et corps humain tronqués, tordus, déformés composent une atmosphère de violence et d’angoisse.

C’est un anti-manuel de survie que nous avons devant les yeux, qui révèle avec ironie l’absurdité de cette stratégie d’anticipation. Les allusions au temps pré-historique ne sont qu’une imitation, un déguisement. Les flèches, dessinées d’après des plans d’évacuation d’hôtels, indiquaient à l’origine le chemin à suivre pour être assuré de trouver l’issue de secours. Mais isolées de leur contexte, elles ne pointent désormais plus vers rien, tout comme les questionnements des Survivalistes « treillis-rangers » du texte de fiction accompagnant ce travail: « Et s’il n’y avait plus du tout d’eau potable ? Et s’il faisait extrêmement froid ? ».
Alors subsistent les images, qui interrogent notre rapport conflictuel à la nature. La survie en dehors de la civilisation exige de renouer avec nos instincts fondamentaux, et les prédateurs représentés ici mettent en lumière la part animale qu’il nous faut développer pour avoir une chance de survie dans ce monde de l’après : donner priorité aux besoins élémentaires, être aux aguets, sentir le danger, trouver un refuge, savoir ce qui est comestible. Mais c’est un constat d’échec : les humains apparaissent comme engourdis, vulnérables et se contentent de mimer de façon grotesque des postures menaçantes. Ces photographies nous mettent devant notre impuissance et notre défiance vis-à-vis d’une vie sauvage avec laquelle nous avons coupé les liens et dont nous ne connaissons plus rien.
Il s’agirait donc de survivre, mais rien n’est sûr. Cette catastrophe imminente est-elle réelle ? N’est-ce pas plutôt une attente flottante, contemplative, d’un monde qui se dégrade ? Ces plans de secours peuvent-ils nous aider ? Et que faire de ces listes de choses à avoir en cas de survie, jusqu’où va-t-on avec des allumettes tempête ?

Alma Mater n°1
Cuadernos - Henry Deletra
Le dos des choses - Guillaume Goutal
akaBB - tribute to Roni horn
Hello tomato - Marion Caron & Camille Trimardeau
Dark optics - David Claerbout
Saint Julien l'hospitalier Tome 3 - Claire Pedot
Saint Julien l'hospitalier Tome 1 - Claire Pedot
Je ne peux pas ne pas - Geneviève Romang
Ludmilla Cerveny - Work
Denver Mosaic 1961 - René Heyvaert
Soleil, eau, vent : vers l'autonomie énergétique - Delphine Bauer
Critique & création - L.L. de Mars
Le vieux père - Laurent Kropf
Grilles - Zelda Mauger
Goodbye - Hsia-Fei Chang, Sofia Eliza Bouratsis, Medhi Brit, Enrico Lunghi
Holy etc. - Fabienne Radi
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin
Watch out - Anne-Émilie-Philippe
Photographic Fields - Joël Van Audenhaege
Atopoz - Collectif
In The Navy - Julien Kedryna
WREK The Algorithm! - Aarnoud Rommens, Olivier Deprez
Il était deux fois - Gary Colin
L’intérêt à agir. Quand l’art s’inquiète du droit des étrangers et du droit d’auteur - Coll.
Délié - Baptiste Oberson
La traversée - Magali Brueder
Le dernier homme - Johann Rivat
Inframince et hyperlié - Philippe Lipcare
Imagos - Noémie Lothe
Critique d'art n°55
Philonimo - Le Loup de Hobbes - Alice Brière-Haquet, Herbéra
Gros Gris n°4 - Duel
Philonimo - Le Lézard de Heidegger - Alice Brière-Haquet, Sophie Vissière
Le corps travesti - Michel Journiac
La tour Tatline - Georgi Stanishev
It was a good day - Jeremy Le Corvaisier
L'Abeille de Saint-Simon - Alice Brière-Haquet / Mai Li Bernard
Poster Tribune # 11
Village - Julie Safirstein
Birds - Damien Poulain
Philonimo - Le Papillon de Tchouang-Tseu - Alice Brière-Haquet, Raphaële Enjary
Optical Sound 3
(page 1 et 17) - Lorraine Druon
À partir de n°1 - Coll.
ARTZINES #1, Paris issue
Roven n°5
La prise - Florian Javet
Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
interférence - 3 - maycec
Mökki n°2
People in a faraday cage - Stéphanie Gygax
Dans la Lune - Fanette Mellier
Le Parfum du Silence - Bonnie Colin 









