Catastrophe imminente, une menace indéfinie, photographies de paysages vidés de toute présence humaine, documents manuscrits, temps post-apocalyptique. Il se noue ici une tension dramatique où phénomènes climatiques insolites, objets saisis dans une troublante solennité, prédateurs et corps humain tronqués, tordus, déformés composent une atmosphère de violence et d’angoisse.

C’est un anti-manuel de survie que nous avons devant les yeux, qui révèle avec ironie l’absurdité de cette stratégie d’anticipation. Les allusions au temps pré-historique ne sont qu’une imitation, un déguisement. Les flèches, dessinées d’après des plans d’évacuation d’hôtels, indiquaient à l’origine le chemin à suivre pour être assuré de trouver l’issue de secours. Mais isolées de leur contexte, elles ne pointent désormais plus vers rien, tout comme les questionnements des Survivalistes « treillis-rangers » du texte de fiction accompagnant ce travail: « Et s’il n’y avait plus du tout d’eau potable ? Et s’il faisait extrêmement froid ? ».
Alors subsistent les images, qui interrogent notre rapport conflictuel à la nature. La survie en dehors de la civilisation exige de renouer avec nos instincts fondamentaux, et les prédateurs représentés ici mettent en lumière la part animale qu’il nous faut développer pour avoir une chance de survie dans ce monde de l’après : donner priorité aux besoins élémentaires, être aux aguets, sentir le danger, trouver un refuge, savoir ce qui est comestible. Mais c’est un constat d’échec : les humains apparaissent comme engourdis, vulnérables et se contentent de mimer de façon grotesque des postures menaçantes. Ces photographies nous mettent devant notre impuissance et notre défiance vis-à-vis d’une vie sauvage avec laquelle nous avons coupé les liens et dont nous ne connaissons plus rien.
Il s’agirait donc de survivre, mais rien n’est sûr. Cette catastrophe imminente est-elle réelle ? N’est-ce pas plutôt une attente flottante, contemplative, d’un monde qui se dégrade ? Ces plans de secours peuvent-ils nous aider ? Et que faire de ces listes de choses à avoir en cas de survie, jusqu’où va-t-on avec des allumettes tempête ?

Le corps travesti - Michel Journiac
Crise de foie - Christine Demias
Intérieurs - Claude-Hubert Tatot
Illusive prosody - Alex Beaurain
Aristide n°4
Poèmes - Yvonne Rainer
Cyclone - Juliette Chalaye
Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
Éclats III - Athanor
Planning - Pierre Escot
Saveurs imprévues et secrètes - Gilbert Lascault
Black Case Volume I and II: Return From Exile - Joseph Jarman
Hmm ! - C. de Trogoff
Link Human / Robot - Collectif dir. Emmanuelle Grangier
Le dos des choses - Guillaume Goutal
Les Grands Ensembles - Léo Guy-Denarcy
ARTZINES #1, Paris issue
Mercometal
Dans la Lune - Fanette Mellier
Saint Julien l'hospitalier Tome 1 - Claire Pedot
It was a good day - Jeremy Le Corvaisier
Roven n°5
Feminist Art Activisms and Artivisms - Katy Deepwell (ed.)
Poétique d'une introspection visuelle - Jean-Charles Andrieu de Levis, Alex Barbier
Prose postérieure - Les commissaires anonymes
Piano - Joseph Charroy
Norovirus - Orgie en mers chaudes - Claude Grétillat
Turbo Decompress - Coll.
L'internationale modique (AND 3) - J-M. Bertoyas
L'inventaire des destructions - Éric Watier
Le voyeur - entretiens - Éric Rondepierre - Julien Milly
Shanghai Cosmetic - Leslie Moquin
Good Company - Paul Van der Eerden
Eros negro #2 - Demoniak
LSD n° 04 – A manga issue
Anthologie Douteuses (2010—2020) - Élodie Petit & Marguerin Le Louvier
Imagos - Noémie Lothe
Pas vu Pas pris - Collectif, Olivier Deloignon, Guillaume Dégé
Le vieux père - Laurent Kropf
Lucky Me - Eva Rotreklová & Jules Janssen
Eros negro n°3 - Démoniak
moj’am al arabeia - Farah Khelil & antoine lefebvre editions
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin
SKKS - Gilles Pourtier
Sillo n°3 - Le Fauve
Photographic Fields - Joël Van Audenhaege
Délié - Baptiste Oberson
Miniatures - Benjamin Monti, Annabelle Dupret
Bambi # 4 - Collectif
Saint Julien l'hospitalier Tome 3 - Claire Pedot 









