Dans Odeur de, Keiko Machida nous livre des pages enchantées de cette recherche. Et, par le soin de son observation, par la précaution de ses gestes, elle nous fait sentir le lien secret du vivant et de son milieu, narines collées au sol. Ses dessins, tirés de carnets qu’elle emporte partout, nous font entrer au travers du proche et du bas vers la possibilité d’un arrière-pays.
Keiko Machida est née à Osaka en 1976 et est une artiste pratiquant principalement le dessin, l’aquarelle et la céramique. Originaire du Japon, elle travaille et vit en campagne près de Genève, où elle construit un atelier dans un ancien poulailler de ferme. Elle est entourée d’enfants et d’animaux. Son travail est axé autour de l’observation, elle regarde les enfants qui jouent ou qui dorment. Elle s’intéresse à la proximité des forêts, à la solitude des cochons et aux yeux noirs des lapins. Ses dessins explorent un sens peu exploré dans les arts visuels, l’odorat. Ses sujets sont près du sol, ils nous renvoient à un tissu primitif, celui des êtres et de l’humus. Cette quête essentielle du biologique découle cependant d’une question qui précède tout, relative au mystère du vivant. On pourrait être tenté d’inscrire le travail de Keiko Machida dans un courant qui tourne autour des contes, de l’imaginaire d’enfance, par une approche toute faite de fragilité. On aurait tort. Keiko Machida est une artiste qui mène un travail de recueil de données dans un esprit et une méthode proche du monde scientifique. Ainsi la finesse et l’apparente fragilité de sa ligne a affaire avec une certaine prudence protocolaire et avec le respect des sites et des sous-sols qu’ont les archéologues.
Collection Sonar

Photographic Fields - Joël Van Audenhaege
Norovirus - Orgie en mers chaudes - Claude Grétillat
Pø om Pø - Kaja Meyer
Modern Instances, The Craft of Photography - Stephen Shore
Plaisir Solide - Hélène Bellenger & Charlotte Perrin
Rue Englelab, La révolution par les livres - Iran 1979 - 1983 - Hannah Darabi
Donne des racines au loup-garou & fais courir l'arbre la nuit - Pauline Barzilaï
Wobby #30 - Overgrown
Zoom Age - Julien Auregan
Promenade au pays de l'écriture - Armando Petrucci
La construction - Perrine Le Querrec
Gruppen n°14 - Collectif
Slanted 30 - Athens
Acteurs d'un film gravé. Docteur A. Infirmier O. - Annabelle Dupret, Olivier Deprez et Adolpho Avril
Good Company - Paul Van der Eerden
Pas vu Pas pris - Collectif, Olivier Deloignon, Guillaume Dégé
Dans la Lune - Fanette Mellier
Der Erste Rotkehlchen - Le livre
Morph - Camilo García A.
Optical Sound 2
Dessins pour Rugir - Virginie Rochetti
Gnose & Gnose & Gnose - Aymeric Vergnon-d'Alençon
Aristide n°4
Holy Mountain - Maia Matches, Knuckles & Notch
Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
Dernier royaume - Quentin Derouet
Wayfaring - Patrick Messina, André S. Labarthe
Sillo n°3 - Le Fauve
Rasclose - Geoffroy Mathieu
Les soleils qui tournent ont des oreilles - coll.
Ilya Ehrenbourg - Et pourtant elle tourne
Oblikvaj 5 - Vingt-deux plongées profondes - Aude Barrio, Ensemble Batida
Les Climats II (Japon) - Lola Reboud, Mariko Takeuchi
La traversée - Magali Brueder
Flynn zine # 1 - Flynn Maria Bergmann
À partir de n°1 - Coll.
Deep state - Mathieu Desjardins
Le chateau enchanté - Atelier Mclane
Strates - Else Bedoux
Vases Communicants - Hélène Drénou
Darkest Night - Joel Van Audenhaege
Lazy Painter - Angela Gjergjaj, Jordi Bucher and Mirco Petrini
Imagos - Noémie Lothe
moj’am al arabeia - Farah Khelil & antoine lefebvre editions
Karbone Magazine n°8 - Parasite
Critique d'art n°56
Lisa Zordan . one-shot the end 

