Soit 24 fois la même image reproduite, une case plus ou moins vide, le fragment d’un comic book jeu-concours des années 1940 dessiné par Mel Crawford. Ce fragment intègre, en guise de récitatif, d’injonction, d’invitation, de défi, la sentence “DRAW THE CRASH HERE” (“trace le crash ici”). 80 ans plus tard, Jérôme LeGlatin tente une réponse, à même l’objet.

Soit 2×12 fois l’appel fondateur, et ses effets inéluctables. Soit 2×12 fois la mise en crise de la distinction opérée entre tout texte et toute image, soit 2×12 fois la mise à l’épreuve de la représentation. Soit 2×12 fois l’écroulement de cette drôle de discipline de destruction des dualismes que l’on nomme bande dessinée. Soit 2×12 fois, atemporel, ici tracé, déconstituant, le Crash.
Débordant le cadre d’un simple détournement, le processus général, à coups de répétitions, texte typo-scandé, tours de pages et souris mécanique, s’impose comme acte critique et acte de création, geste accidentel sans plus d’auteur ni fin, artistique et politique, imprévu, poétique.

Il est si difficile de trouver le commencement - Helen Thorington
Sillo n°3 - Le Fauve
Hybrid heads - Daniela Dossi
Les voiles de Sainte-Marthe - Christian Rosset
Le chateau enchanté - Atelier Mclane
Un cheval, des silex - Benoît Maire, Sally Bonn
Good Company - Paul Van der Eerden
Dear Paul - Paul Van der Eerden
Holy etc. - Fabienne Radi
La tour Tatline - Georgi Stanishev
Étrangement seuls - Jean-Pascal Princiaux
It was a good day - Jeremy Le Corvaisier
Titanic Orchestra - Julien Mauve
Imagos - Noémie Lothe
Dernier royaume - Quentin Derouet
Le blanc nez - Fouss Daniel
Assembly - Sam Porritt 









