Je lève les yeux, mon regard s’accroche volontiers dans le fourbi, tout ce qui est trop imbriqué pour être séparé. Si on tente de détailler on perd l’ensemble, on étouffe le dessin – il meurt. Je ne choisis pas consciemment, je pense que c’est une tactique pour ne pas entrer dans une volonté de précision. Pour éviter aussi de vouloir rendre les choses reconnaissables, au détriment du dessin. Regardant ces pages tracées dehors, on ne peut rien situer, ou pas grand chose. Moi-même je n’apprends pas à mieux connaître par l’observation prolongée – j’observe si peu, j’effleure à peine le visible et me replonge dans ma main. Ce n’est pas une question de connaissance, mais une présence. Je suis à l’intérieur pendant une certaine durée. Je suis venu d’un endroit, j’en rejoins un autre, les lieux se lient.

Dessins et notes de cahiers, tenus entre août 2016 et mars 2017.
Collection Sonar

La prise - Florian Javet
Espaces intermédiaires - Éliane Radigue et Julia Eckhardt
Mökki n°4
Prototype 02 - morcellement
Papier magazine n°06 - Coupe du monde
La grande surface de réparation - Gilles Pourtier
Deep state - Mathieu Desjardins
Saint Julien l'hospitalier Tome 2 - Claire Pedot
Aristide n°4
Zoom Age - Julien Auregan
Je ne peux pas ne pas - Geneviève Romang
Pour voir, Emscher Park - Gaëtane Lamarche-Vadel
movement in squares - Stefanie Leinhos
Musée des Beaux-Arts - Pierre Martel 













