Je lève les yeux, mon regard s’accroche volontiers dans le fourbi, tout ce qui est trop imbriqué pour être séparé. Si on tente de détailler on perd l’ensemble, on étouffe le dessin – il meurt. Je ne choisis pas consciemment, je pense que c’est une tactique pour ne pas entrer dans une volonté de précision. Pour éviter aussi de vouloir rendre les choses reconnaissables, au détriment du dessin. Regardant ces pages tracées dehors, on ne peut rien situer, ou pas grand chose. Moi-même je n’apprends pas à mieux connaître par l’observation prolongée – j’observe si peu, j’effleure à peine le visible et me replonge dans ma main. Ce n’est pas une question de connaissance, mais une présence. Je suis à l’intérieur pendant une certaine durée. Je suis venu d’un endroit, j’en rejoins un autre, les lieux se lient.

Dessins et notes de cahiers, tenus entre août 2016 et mars 2017.
Collection Sonar

Rue Englelab, La révolution par les livres - Iran 1979 - 1983 - Hannah Darabi
Piano - Joseph Charroy
Good Company - Paul Van der Eerden
MENU メニュー - Wataru Tominaga
Une goutte d'homme - Alice Dourlen
Shanghai Cosmetic - Leslie Moquin
Gros Gris n°4 - Duel
(page 1 et 17) - Lorraine Druon
Critique & création - L.L. de Mars
Comment quitter la terre ? - Jill Gasparina, Christophe Kihm, Anne-Lyse Renon
Rasclose - Geoffroy Mathieu
Saint Julien l'hospitalier Tome 3 - Claire Pedot
L'inventaire des destructions - Éric Watier 













