Catastrophe imminente, une menace indéfinie, photographies de paysages vidés de toute présence humaine, documents manuscrits, temps post-apocalyptique. Il se noue ici une tension dramatique où phénomènes climatiques insolites, objets saisis dans une troublante solennité, prédateurs et corps humain tronqués, tordus, déformés composent une atmosphère de violence et d’angoisse.

C’est un anti-manuel de survie que nous avons devant les yeux, qui révèle avec ironie l’absurdité de cette stratégie d’anticipation. Les allusions au temps pré-historique ne sont qu’une imitation, un déguisement. Les flèches, dessinées d’après des plans d’évacuation d’hôtels, indiquaient à l’origine le chemin à suivre pour être assuré de trouver l’issue de secours. Mais isolées de leur contexte, elles ne pointent désormais plus vers rien, tout comme les questionnements des Survivalistes « treillis-rangers » du texte de fiction accompagnant ce travail: « Et s’il n’y avait plus du tout d’eau potable ? Et s’il faisait extrêmement froid ? ».
Alors subsistent les images, qui interrogent notre rapport conflictuel à la nature. La survie en dehors de la civilisation exige de renouer avec nos instincts fondamentaux, et les prédateurs représentés ici mettent en lumière la part animale qu’il nous faut développer pour avoir une chance de survie dans ce monde de l’après : donner priorité aux besoins élémentaires, être aux aguets, sentir le danger, trouver un refuge, savoir ce qui est comestible. Mais c’est un constat d’échec : les humains apparaissent comme engourdis, vulnérables et se contentent de mimer de façon grotesque des postures menaçantes. Ces photographies nous mettent devant notre impuissance et notre défiance vis-à-vis d’une vie sauvage avec laquelle nous avons coupé les liens et dont nous ne connaissons plus rien.
Il s’agirait donc de survivre, mais rien n’est sûr. Cette catastrophe imminente est-elle réelle ? N’est-ce pas plutôt une attente flottante, contemplative, d’un monde qui se dégrade ? Ces plans de secours peuvent-ils nous aider ? Et que faire de ces listes de choses à avoir en cas de survie, jusqu’où va-t-on avec des allumettes tempête ?

Les Climats II (Japon) - Lola Reboud, Mariko Takeuchi
ARTZINES #7 - Berlin issue
WREK The Algorithm! - Aarnoud Rommens, Olivier Deprez
interférence - 2 - maycec
Manuel d'écologie urbaine - Audrey Muratet, François Chiron
Le blanc nez - Fouss Daniel
Le lacéré anonyme - Jacques Villeglé
Editer l’art – Leszek Brogowski
Dans la Lune - Fanette Mellier
Acteurs d'un film gravé. Docteur A. Infirmier O. - Annabelle Dupret, Olivier Deprez et Adolpho Avril
Tee A. Corinne: A forest fire between us - Charlotte Flint (ed.)
本の本の本 - antoine lefebvre editions,
People in a faraday cage - Stéphanie Gygax
Yerevan 1996/1997 - Ursula Schulz-Dornburg
Eros Negro # 1 - Demoniak
Strates & Archipels - Pierre Merle
Wayfaring - Patrick Messina, André S. Labarthe
Triptyque - Ronan Bouroullec
Holy etc. - Fabienne Radi
Gnose & Gnose & Gnose - Aymeric Vergnon-d'Alençon
Une goutte d'homme - Alice Dourlen
Norovirus - Orgie en mers chaudes - Claude Grétillat
La France de tête #04
Ce que l'histoire fait au graphisme - Clémence Imbert
Photographic Fields - Joël Van Audenhaege
Saveurs imprévues et secrètes - Gilbert Lascault
Aurore Colbert - Marie Mons
Revue Les Saisons n°3
Sights - Henry McCausland
De l'objet (comme un parcours) - Collectif, Sandra Chamaret
ADBC du Dessin - Jacques Floret
Design sous artifice : la création au risque du machine learning - Anthony Masure
MegaOctet Verbateam
Aristide n°4
Comment quitter la terre ? - Jill Gasparina, Christophe Kihm, Anne-Lyse Renon
Dear Paul - Paul Van der Eerden
Piano - Joseph Charroy
Darkest Night - Joel Van Audenhaege
Shanghai Cosmetic - Leslie Moquin
Watch out - Anne-Émilie-Philippe
Science of the secondary #11 - Banana
Before Science - Gilles Pourtier, Anne-Claire Broc'h
Jérôme LeGlatin (avec Mel Crawford) - Le Crash
Titanic Orchestra - Julien Mauve 









