Catastrophe imminente, une menace indéfinie, photographies de paysages vidés de toute présence humaine, documents manuscrits, temps post-apocalyptique. Il se noue ici une tension dramatique où phénomènes climatiques insolites, objets saisis dans une troublante solennité, prédateurs et corps humain tronqués, tordus, déformés composent une atmosphère de violence et d’angoisse.

C’est un anti-manuel de survie que nous avons devant les yeux, qui révèle avec ironie l’absurdité de cette stratégie d’anticipation. Les allusions au temps pré-historique ne sont qu’une imitation, un déguisement. Les flèches, dessinées d’après des plans d’évacuation d’hôtels, indiquaient à l’origine le chemin à suivre pour être assuré de trouver l’issue de secours. Mais isolées de leur contexte, elles ne pointent désormais plus vers rien, tout comme les questionnements des Survivalistes « treillis-rangers » du texte de fiction accompagnant ce travail: « Et s’il n’y avait plus du tout d’eau potable ? Et s’il faisait extrêmement froid ? ».
Alors subsistent les images, qui interrogent notre rapport conflictuel à la nature. La survie en dehors de la civilisation exige de renouer avec nos instincts fondamentaux, et les prédateurs représentés ici mettent en lumière la part animale qu’il nous faut développer pour avoir une chance de survie dans ce monde de l’après : donner priorité aux besoins élémentaires, être aux aguets, sentir le danger, trouver un refuge, savoir ce qui est comestible. Mais c’est un constat d’échec : les humains apparaissent comme engourdis, vulnérables et se contentent de mimer de façon grotesque des postures menaçantes. Ces photographies nous mettent devant notre impuissance et notre défiance vis-à-vis d’une vie sauvage avec laquelle nous avons coupé les liens et dont nous ne connaissons plus rien.
Il s’agirait donc de survivre, mais rien n’est sûr. Cette catastrophe imminente est-elle réelle ? N’est-ce pas plutôt une attente flottante, contemplative, d’un monde qui se dégrade ? Ces plans de secours peuvent-ils nous aider ? Et que faire de ces listes de choses à avoir en cas de survie, jusqu’où va-t-on avec des allumettes tempête ?

La typographie des Penguin Classics - Andrew Barker
Keywording (Post) Contemporary Art - Greta Rusttt
Eros Negro # 1 - Demoniak
Alma Mater n°1
Titanic Orchestra - Julien Mauve
ADBC du Dessin - Jacques Floret
ARTZINES #1, Paris issue
Pilote - Mathilde Sauzay
Sans titre - Chris Kiss
Le vieux père - Laurent Kropf
In The Navy - Julien Kedryna
Eros negro n°4 - Démoniak
16 x 421 - Lorraine Druon
Imagos - Noémie Lothe
moj’am al arabeia - Farah Khelil & antoine lefebvre editions
Artzines # 10 - Show & Tell #2 NY Special
Échec et scotome - Jean Otth
Papier magazine n°06 - Coupe du monde
12345678 - Maya Strobbe
Les Climats II (Japon) - Lola Reboud, Mariko Takeuchi
Saint Julien l'hospitalier Tome 3 - Claire Pedot
Bacon le Cannibale - Perrine Le Querrec
Poétique d'une introspection visuelle - Jean-Charles Andrieu de Levis, Alex Barbier
Le chateau enchanté - Atelier Mclane
Une goutte d'homme - Alice Dourlen
Catalogue Art Guys - That's painting productions, Bernard Brunon
Les glaciers - Lorraine Druon
Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
Jean-Jacques a dit - Angèle Douche
Débris N°2 - Théo Garnier Greuez
Prose postérieure - Les commissaires anonymes
Dernier royaume - Quentin Derouet
La grande surface de réparation - Gilles Pourtier
La traversée - Magali Brueder
Watch out - Anne-Émilie-Philippe
Piano - Joseph Charroy
Dans la Lune - Fanette Mellier
Graphzine Visages
Der Erste Rotkehlchen - Le livre
Fluent - Laëticia Donval
Critique & création - L.L. de Mars
Entretiens – Jérôme Dupeyrat
Gros Gris n°4 - Duel
Hérésie Étiologique - coll.
Good Company - Paul Van der Eerden
WREK The Algorithm! - Aarnoud Rommens, Olivier Deprez
Retour d'y voir - n° 1 & 2 - Mamco
Eros negro #2 - Demoniak
Goodbye - Hsia-Fei Chang, Sofia Eliza Bouratsis, Medhi Brit, Enrico Lunghi
La Vie moderne - Augustin Rebetez
L'abécédaire d'un typographe - Gerrit Noordzij; Jost Hochuli
Morph - Camilo García A. 









