Dans Odeur de, Keiko Machida nous livre des pages enchantées de cette recherche. Et, par le soin de son observation, par la précaution de ses gestes, elle nous fait sentir le lien secret du vivant et de son milieu, narines collées au sol. Ses dessins, tirés de carnets qu’elle emporte partout, nous font entrer au travers du proche et du bas vers la possibilité d’un arrière-pays.
Keiko Machida est née à Osaka en 1976 et est une artiste pratiquant principalement le dessin, l’aquarelle et la céramique. Originaire du Japon, elle travaille et vit en campagne près de Genève, où elle construit un atelier dans un ancien poulailler de ferme. Elle est entourée d’enfants et d’animaux. Son travail est axé autour de l’observation, elle regarde les enfants qui jouent ou qui dorment. Elle s’intéresse à la proximité des forêts, à la solitude des cochons et aux yeux noirs des lapins. Ses dessins explorent un sens peu exploré dans les arts visuels, l’odorat. Ses sujets sont près du sol, ils nous renvoient à un tissu primitif, celui des êtres et de l’humus. Cette quête essentielle du biologique découle cependant d’une question qui précède tout, relative au mystère du vivant. On pourrait être tenté d’inscrire le travail de Keiko Machida dans un courant qui tourne autour des contes, de l’imaginaire d’enfance, par une approche toute faite de fragilité. On aurait tort. Keiko Machida est une artiste qui mène un travail de recueil de données dans un esprit et une méthode proche du monde scientifique. Ainsi la finesse et l’apparente fragilité de sa ligne a affaire avec une certaine prudence protocolaire et avec le respect des sites et des sous-sols qu’ont les archéologues.
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