Qu’y a-t-il de commun entre un manuscrit médiéval, Les Ménines de Velázquez, le Cameraman de Buster Keaton et On connaît la chanson d’Alain Resnais ? Réponse : la présence d’images inattendues, « enchâssées », telles une porte ouverte au fond de la pièce dans le tableau du maître espagnol, la queue d’un faisan pris au piège débordant largement du cadre d’une enluminure du XIVe siècle, la présence incongrue d’un navire de guerre dans les rues de New York chez Buster Keaton, des méduses mobiles en surimpression à la fin du film de Resnais.
Dispositifs et procédés aujourd’hui banalisés au cinéma et en vidéo, les « images dans l’image » susceptibles, depuis des siècles, aussi bien d’intriguer que de passer presque inaperçues auprès du spectateur, sont loin d’être innocentes. Sous l’oeil attentif de Vincent Amiel, ces « images-secondes » insérées dans une image-englobante, injustement délaissées parfois par les esthéticiens du cinéma, acquièrent un véritable statut théorique qui n’est pas celui d’une simple mise en abyme figée.
Les images enchâssées demandent à être vues et pensées au moment où elles deviennent images, dans l’instant de leur naissance, comme des figures cachées mais dynamiques qui, comme le souligne Amiel, « s’affirment comme monde et comme représentation ».
118 pages, 24 ill. n&b

La mémoire de l’ordre. Les paradoxes du sens dans l’architecture moderne. - José Ignacio Linazasoro
Trous gris - Michel Vachey
Le déclin du professeur de tennis - Fabienne Radi
À partir de n°1 - Coll.
Dernier royaume - Quentin Derouet
L’intérêt à agir. Quand l’art s’inquiète du droit des étrangers et du droit d’auteur - Coll.
Gros Gris n°4 - Duel
Image Canoë - Jérémie Gindre
Grilles - Zelda Mauger
Gruppen n°13 - Collectif 

