Soit 24 fois la même image reproduite, une case plus ou moins vide, le fragment d’un comic book jeu-concours des années 1940 dessiné par Mel Crawford. Ce fragment intègre, en guise de récitatif, d’injonction, d’invitation, de défi, la sentence “DRAW THE CRASH HERE” (“trace le crash ici”). 80 ans plus tard, Jérôme LeGlatin tente une réponse, à même l’objet.

Soit 2×12 fois l’appel fondateur, et ses effets inéluctables. Soit 2×12 fois la mise en crise de la distinction opérée entre tout texte et toute image, soit 2×12 fois la mise à l’épreuve de la représentation. Soit 2×12 fois l’écroulement de cette drôle de discipline de destruction des dualismes que l’on nomme bande dessinée. Soit 2×12 fois, atemporel, ici tracé, déconstituant, le Crash.
Débordant le cadre d’un simple détournement, le processus général, à coups de répétitions, texte typo-scandé, tours de pages et souris mécanique, s’impose comme acte critique et acte de création, geste accidentel sans plus d’auteur ni fin, artistique et politique, imprévu, poétique.

Alma Mater n°1
Good Company - Paul Van der Eerden
Email Diamant - Fabienne Radi
Délié - Baptiste Oberson
Tchat - Gary Colin
Rasclose - Geoffroy Mathieu
Blaclywall by Sihab Baik - Claude Closky
Tomber dans l'escalier - Jasper Sebastian Stürup
Aurore Colbert - Marie Mons
Assembly - Sam Porritt
Illusive prosody - Alex Beaurain
Le corps travesti - Michel Journiac
Je ne peux pas ne pas - Geneviève Romang
America - Ayline Olukman, Hélène Gaudy
Bacon le Cannibale - Perrine Le Querrec
Saveurs imprévues et secrètes - Gilbert Lascault
Les ratons laveurs - Sophie Couderc
De tels baisers - Jul Gordon 









