Catalogue « bio-monographique » éclairant la démarche de l’artiste, sculptrice et céramiste Valentine Schlegel, dont la pratique, intimement liée à son quotidien, répond à une logique certaine : celle de créer ses propres conditions de vie. Réalisé par l’artiste Hélène Bertin suite à une recherche sur Valentine Schlegel, édité par Hélène Bertin et Charles Mazé & Coline Sunier.

Née en 1925, Valentine Schlegel a développé une pratique plastique quotidienne entre Paris et Sète. À l’image d’un couteau suisse, elle maîtrise plusieurs techniques pour réaliser des objets usuels aux corps sculpturaux : couverts en bois, vases en céramique, sacs en cuir, cheminées en plâtre. Conçu sans hiérarchie, souvent en collaboration avec ses amis, ce corpus est fait d’objets de différentes dimensions et aux usages tantôt fantaisistes, tantôt quotidiens. Valentine Schlegel a également réalisé nombre d’éléments architecturaux en plâtre destinés aux intérieurs. Ces sculptures à vivre sont aussi, par leur caractère indéplaçable, la raison pour laquelle son travail est resté méconnu.
Valentine Schlegel: je dors, je travaille par Hélène Bertin est un catalogue « bio-monographique » réunissant une nouvelle iconographie et des documents d’archives. Des notices biographiques séquencent le livre et éclairent la démarche et la vie de Valentine Schlegel.
Grâce à une iconographie riche et précisément sélectionnée, cette monographie de référence permet notamment de documenter l’ensemble des cheminées que Valentine Schlegel a réalisées chez des particuliers – une centaine de 1959 à 2002. Les autres pans de son travail sont également abordés afin de saisir l’ensemble de sa pratique, intimement liée à son mode de vie, où les questions d’autonomie de production et d’amitié sont centrales.
«je dors» et «je travaille» sont deux énoncés peints sur une pancarte réversible accrochée à la porte de l’atelier sétois de Valentine Schlegel. Ils correspondent à deux temps différents de ses journées, invitant à l’isolement ou à la compagnie. Ces deux «activités» ne sont pas à prendre comme des opposés mais comme indissociables l’une de l’autre: elles servent de structure à l’édition en rendant perceptible les choix de modes de vie personnels et professionnels de Valentine Schlegel.
De par le déroulé chronologique, chaque page du livre peut être perçue comme un moment d’une journée, où la fabrication d’un ustensile de cuisine, la pratique de la sieste dans une couchette spécialement conçue à cet effet, la création d’une cheminée en plâtre pour la maison d’un collectionneur ou d’un sifflet en forme de sirène pour un cadeau à une amie sont les témoins d’une pratique totale et quotidienne, sans ordre hiérarchique mais répondant à une logique certaine: celle de créer ses propres conditions de vie.
224 pages

Radio-Art - Tetsuo Kogawa
Le vieux père - Laurent Kropf
Feminist Art Activisms and Artivisms - Katy Deepwell (ed.)
La Grande révolution - Une histoire de l'architecture féministe - Dolores Hayden
Aurore Colbert - Marie Mons
BIC011 Montes - Braulio Amado
Critique d'art n°55
L’Écureuil de James - Alice Brière-Haquet, Liuna Virardi
Eros Negro # 1 - Demoniak
Sans titre - Benjamin Hartmann
Inventer l'école, penser la co-création - Marie Preston
Cuadernos - Henry Deletra
SKKS - Gilles Pourtier
Retour d'y voir - n° 3 & 4 - Mamco
Grilles - Zelda Mauger
MegaOctet Verbateam
Il était deux fois - Gary Colin
Rue Englelab, La révolution par les livres - Iran 1979 - 1983 - Hannah Darabi
Sans titre - Chris Kiss
Flynn zine # 1 - Flynn Maria Bergmann
Illusive prosody - Alex Beaurain
16 x 421 - Lorraine Druon
Carnivore - Grow
Wayfaring - Patrick Messina, André S. Labarthe
Seoul Flowers & Trees - tribute to Lee Friedlander
Économies silencieuses et audaces approximatives - Guy Chevalier [& coll.] 




















