Dans Unlimited Joy, Maxime Le Bon joue avec les conventions des dessins de presse pour représenter des situations burlesques en grossissant le trait des instincts les plus bas. Au contraire, lorsqu’un excès de morale jaillit d’une situation de prime abord quelconque, Le Bon prend soin d’en révéler l’absurdité. Dans ces saynètes pathétiques, il n’y a pas grand-chose qui distingue une kermesse d’un vernissage guindé ou un enterrement d’une joute conjugale. En périphérie du discours officiel, ses dessins pointent du doigt les situations grotesques qu’engendre la puissance de certaines normes sociales.

En se présentant sous la forme d’un livre « bien sous tous rapports », Unlimited Joy souhaite déjouer les catégories avec lesquelles il flirte : livre d’artiste, recueil de dessins de presse, livre pour enfant… Se faisant, l’ouvrage s’adresse aux publics de ces mêmes catégories, au risque de les confondre. Le livre compile une centaine de dessins. Cette accumulation de situations ironiques se déploie sur une longue séquence où les attentes sont claires mais jamais satisfaites.
Après avoir publié deux ouvrages de Maxime Le Bon (What’s Left Over From The Works of Le Bon, 2017 et Very Bad Drawings, 2019), Surfaces Utiles poursuit la publication du travail de l’artiste en partageant cette autre forme de critique économique et sociale déguisée dans Unlimited Joy.
In Unlimited Joy, Maxime Le Bon fucks with the codes of the press cartoon, magnifying a few bestial inclinations of ours by turning them into burlesque. Conversely, when morality pops up, Le Bon makes sure to quickly reveal how absurd morality itself can be. In his pitiful sketches, there is no difference between a carnival and a pompous opening of an art exhibition, or a funeral and a marital joust. Just as they sidestep authority, Le Bon’s drawings point the finger at what is grotesque in our strict social norms.
By presenting itself as a decent book, Unlimited Joy thwarts the categories with which it flirts: artist’s book, press cartoon collection, children’s book, etc. In doing so, it targets the respective audiences, and risks confusing them. Altogether, Unlimited Joy includes one hundred drawings. This accumulation of ironic situations unfolds over a long sequence where expectations are clear but never met.
Unlimited Joy and its social criticism in disguise is the third instalment in the series of publications of Maxime Le Bon’s work by Surfaces Utiles. It follows What’s Left Over From The Works of Le Bon (2017) and Very Bad Drawings (2019).
96 pages
ISBN 978-2-931110-04-1

Halogénure #04
Hérésie Étiologique - coll.
Turbo Decompress - Coll.
Papier magazine n°06 - Coupe du monde
Illusive prosody - Alex Beaurain
Photographic Fields - Joël Van Audenhaege
ARTZINES #1, Paris issue
Les Climats II (Japon) - Lola Reboud, Mariko Takeuchi
Editer l’art – Leszek Brogowski
Revue Les Saisons n°3
Offrir des fleurs
Dark optics - David Claerbout
Le dernier homme - Johann Rivat
Rois de la forêt - Alain Garlan
Vacuité 9090 - Jérémy Piningre
De l'objet (comme un parcours) - Collectif, Sandra Chamaret
Ellipse - Ismail Alaoui-Fdili
Saint Julien l'hospitalier Tome 3 - Claire Pedot
Deep state - Mathieu Desjardins
Amos Gitai et l'enjeu des archives - Jean-Michel Frodon
Pureté et impureté de l’art. Michel Journiac et le sida Antoine Idier
Pas vu Pas pris - Collectif, Olivier Deloignon, Guillaume Dégé
Imagos - Noémie Lothe
16 x 421 - Lorraine Druon
Entretiens – Jérôme Dupeyrat
Bambi # 4 - Collectif
WREK The Algorithm! - Aarnoud Rommens, Olivier Deprez
Ventoline 5 - Coll.
Graphzine Visages
il y avait une ville - Laeticia L'Heureux
Retour d'y voir - n° 3 & 4 - Mamco
Le Cygne de Popper - Alice Brière-Haquet, Janik Coat
Pénurie - Zivo, Jérôme Meizoz
Zoom Age - Julien Auregan
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin
Eros negro #2 - Demoniak
Poétique d'une introspection visuelle - Jean-Charles Andrieu de Levis, Alex Barbier
Lisa Zordan . one-shot the end
Black Case Volume I and II: Return From Exile - Joseph Jarman
Le chateau enchanté - Atelier Mclane 















