D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

16 x 421 - Lorraine Druon
Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
WREK The Algorithm! - Aarnoud Rommens, Olivier Deprez
La troisième oreille et autres textes + CD - Bryan Lewis Saunders
Sillo n°3 - Le Fauve
D’l’or - Rosanna Puyol Boralevi
Keywording (Post) Contemporary Art - Greta Rusttt
Shanghai Cosmetic - Leslie Moquin
Aurore Colbert - Marie Mons
interférence - 3 - maycec
Holy etc. - Fabienne Radi
Deep state - Mathieu Desjardins
Eros negro n°4 - Démoniak
Délié - Baptiste Oberson
Bambi # 4 - Collectif
Le singe et le bijoux - Roxane Lumeret
Gruppen n°14 - Collectif
Before Science - Gilles Pourtier, Anne-Claire Broc'h
Dédale - Laurent Chardon
Graphic Design Is (…) Not Innocent - Ingo Offermanns
Amos Gitai et l'enjeu des archives - Jean-Michel Frodon 







