D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

Lili, la rozell et le marimba / revue n°2
De tels baisers - Jul Gordon
Mökki n°4
Keywording (Post) Contemporary Art - Greta Rusttt
Denver Mosaic 1961 - René Heyvaert
Zoom Age - Julien Auregan
Amos Gitai et l'enjeu des archives - Jean-Michel Frodon
Cruiser l'utopie – L'après et ailleurs de l'advenir queer - José Esteban Muñoz
interférence - 3 - maycec
Il était deux fois - Gary Colin
Sans titre - Chris Kiss
Je ne peux pas ne pas - Geneviève Romang
Délié - Baptiste Oberson
America - Ayline Olukman, Hélène Gaudy
Typologie – La tente de camping
Sillo n°3 - Le Fauve
A l'origine - Anne-Émilie-Philippe
Le caché, l'invisibilisé - Paredes, Julieta ; Quintero Hernandez, Sofia
WREK The Algorithm! - Aarnoud Rommens, Olivier Deprez
Gros Gris n°4 - Duel
Sights - Henry McCausland
Critique d'art n°56
Bienvenue à Colomeri ! - Hécate Vergopoulo, 







