D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

Titanic Orchestra - Julien Mauve
Un cheval, des silex - Benoît Maire, Sally Bonn
On the Soft Edge of Space - Marleen Sleeuwits
Le déclin du professeur de tennis - Fabienne Radi
Blaclywall by Sihab Baik - Claude Closky
Sans titre - Chris Kiss
Le dos des choses - Guillaume Goutal
Critique d'art n°56
Collective Design : Alison & Peter Smithson
Manuel d'écologie urbaine - Audrey Muratet, François Chiron
Musée des Beaux-Arts - Pierre Martel
Anthologie Douteuses (2010—2020) - Élodie Petit & Marguerin Le Louvier 







