D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

Bacon le Cannibale - Perrine Le Querrec
Lazy Painter - Angela Gjergjaj, Jordi Bucher and Mirco Petrini
Aube - Caroline Bachmann
52 vendredis — Léonore Emond, Damien Duparc, Yaïr Barelli et Charlotte York
America - Ayline Olukman, Hélène Gaudy
L'œuvre des matières - Ivry Serres
La troisième oreille et autres textes + CD - Bryan Lewis Saunders
Paravents - Eva Taulois
Good Company - Paul Van der Eerden
Plus c'est facile, plus c'est beau : prolégomènes à la plus belle exposition du monde - Éric Watier
La tour Tatline - Georgi Stanishev
Assembly - Sam Porritt
Keywording (Post) Contemporary Art - Greta Rusttt
Email Diamant - Fabienne Radi 







