Soit 24 fois la même image reproduite, une case plus ou moins vide, le fragment d’un comic book jeu-concours des années 1940 dessiné par Mel Crawford. Ce fragment intègre, en guise de récitatif, d’injonction, d’invitation, de défi, la sentence “DRAW THE CRASH HERE” (“trace le crash ici”). 80 ans plus tard, Jérôme LeGlatin tente une réponse, à même l’objet.

Soit 2×12 fois l’appel fondateur, et ses effets inéluctables. Soit 2×12 fois la mise en crise de la distinction opérée entre tout texte et toute image, soit 2×12 fois la mise à l’épreuve de la représentation. Soit 2×12 fois l’écroulement de cette drôle de discipline de destruction des dualismes que l’on nomme bande dessinée. Soit 2×12 fois, atemporel, ici tracé, déconstituant, le Crash.
Débordant le cadre d’un simple détournement, le processus général, à coups de répétitions, texte typo-scandé, tours de pages et souris mécanique, s’impose comme acte critique et acte de création, geste accidentel sans plus d’auteur ni fin, artistique et politique, imprévu, poétique.

Pour voir, Emscher Park - Gaëtane Lamarche-Vadel
Le blanc nez - Fouss Daniel
Mariken Wessels — Miss Cox
Gruppen n°13 - Collectif
Confetti - Gary Colin
Editer l’art – Leszek Brogowski
Le Cygne de Popper - Alice Brière-Haquet, Janik Coat
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin
Imagos - Noémie Lothe
Sans titre - Benjamin Hartmann
Le corps travesti - Michel Journiac
L'inventaire des destructions - Éric Watier 









