Je lève les yeux, mon regard s’accroche volontiers dans le fourbi, tout ce qui est trop imbriqué pour être séparé. Si on tente de détailler on perd l’ensemble, on étouffe le dessin – il meurt. Je ne choisis pas consciemment, je pense que c’est une tactique pour ne pas entrer dans une volonté de précision. Pour éviter aussi de vouloir rendre les choses reconnaissables, au détriment du dessin. Regardant ces pages tracées dehors, on ne peut rien situer, ou pas grand chose. Moi-même je n’apprends pas à mieux connaître par l’observation prolongée – j’observe si peu, j’effleure à peine le visible et me replonge dans ma main. Ce n’est pas une question de connaissance, mais une présence. Je suis à l’intérieur pendant une certaine durée. Je suis venu d’un endroit, j’en rejoins un autre, les lieux se lient.

Dessins et notes de cahiers, tenus entre août 2016 et mars 2017.
Collection Sonar

Wayfaring - Patrick Messina, André S. Labarthe
De l'objet (comme un parcours) - Collectif, Sandra Chamaret
Humoral Fortuities - Francesco Albano’s
16 x 421 - Lorraine Druon
本の本の本 - antoine lefebvre editions,
Zoom Age - Julien Auregan
Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
Pénurie - Zivo, Jérôme Meizoz
interférence - 2 - maycec
Beuglantine s'emmerde - coll.
Critique & création - L.L. de Mars
Dédale - Laurent Chardon
Gruppen n°14 - Collectif
moj’am al arabeia - Farah Khelil & antoine lefebvre editions 













