Je lève les yeux, mon regard s’accroche volontiers dans le fourbi, tout ce qui est trop imbriqué pour être séparé. Si on tente de détailler on perd l’ensemble, on étouffe le dessin – il meurt. Je ne choisis pas consciemment, je pense que c’est une tactique pour ne pas entrer dans une volonté de précision. Pour éviter aussi de vouloir rendre les choses reconnaissables, au détriment du dessin. Regardant ces pages tracées dehors, on ne peut rien situer, ou pas grand chose. Moi-même je n’apprends pas à mieux connaître par l’observation prolongée – j’observe si peu, j’effleure à peine le visible et me replonge dans ma main. Ce n’est pas une question de connaissance, mais une présence. Je suis à l’intérieur pendant une certaine durée. Je suis venu d’un endroit, j’en rejoins un autre, les lieux se lient.

Dessins et notes de cahiers, tenus entre août 2016 et mars 2017.
Collection Sonar

Piano - Joseph Charroy
Email Diamant - Fabienne Radi
Rasclose - Geoffroy Mathieu
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin
Temps d'arrêt - Etienne Buyse
LSD n° 03 – A DIY Issue
La tour Tatline - Georgi Stanishev
Le blanc nez - Fouss Daniel
Wayfaring - Patrick Messina, André S. Labarthe
Je ne peux pas ne pas - Geneviève Romang 













