Traduit de l’arabe (Égypte) par Richard Jacquemond
Publié en 2018 par Kayfa-ta (Égypte), Comment réparer : la maternité et ses fantômes propose une réflexion sur la maternité et ses représentations. Plusieurs fois réimprimé, ce livre jouit d’une très grande réputation dans le monde arabophone, notamment auprès des jeunes générations.Mobilisant différentes formes d’écriture (essai, récit, poème, journal) et des images photographiques tirées de sources diverses (archives personnelles, presse, portraits vernaculaires, etc.), la trame du livre s’articule autour des relations de l’autrice avec sa mère, sa grand-mère et ses deux fils. Déjouant les clichés et les formes narratives établies, Iman Mersal décèle les complexes réseaux symboliques dans lesquels s’inscrivent la filiation et la maternité, depuis la grossesse jusqu’à l’éducation des enfants, et ce de génération en génération.À l’écoute des silences de la mémoire, explorant ses labyrinthes, le livre porte un regard critique sur la violence et le sentiment de culpabilité qui traversent le corps maternel, notamment dans ses rapports au langage, au travail ou aux institutions. Iman Mersal élabore ainsi une sorte d’art poétique : la réparation dont parle le titre passe par l’écriture, elle est donc d’ordre créatif ; mais l’écriture s’insère dans un quotidien qui lui fait obstacle, qui met au défi la possibilité même d’écrire dès qu’on devient mère. Comment réparer : la maternité et ses fantômes est en ce sens un formidable texte de résistance, un geste d’émancipation.
Née en 1966 en Égypte, Iman Mersal est poète et professeur associé de littérature arabe à l’université d’Alberta, au Canada. Ses récents livres sont des écrits très originaux qui mêlent recherche académique et réflexions intimes sur une grande variété de sujets, dont la plupart ont trait à son identité de femme et d’artiste. Une anthologie de ses poèmes – Des choses m’ont échappé (2018) – et un récit – Sur les traces d’Enayat Zayyat (2021) – ont été traduits en français par Richard Jacquemond pour les éditions Actes Sud
128 pages

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