Mystique des rues vides et peu éclatantes des banlieues pavillonnaires, ce court poème en prose interpelle par sa langue sombre. Dans une parodie de messe noire – beigeasse comme le crépis des façades –, Théo Robine-Langlois dépeint le monde mystérieux des maisons individuelles, du repli sur soi démonique, et des vieilles qui marmonnent entre leurs gencives au retour du marché, le panier plein de gros sel et de radis noirs en guise d’hostie. Les mots occitans qui ponctuent le texte comme des conjurations en accroissent l’escur.

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Le corps travesti - Michel Journiac
Sans titre - Chris Kiss
De tels baisers - Jul Gordon
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin
Le déclin du professeur de tennis - Fabienne Radi
Roven n°5
Piotr - Pierre Escot, Denis Lavant 









