Invité en résidence d’artiste à Boulazac (24), Veit Stratmann fait le constat amer que dans cette ville «péri-urbaine» tout est planifié pour entretenir la continuité du flux. Renonçant à quelconque dispositif plastique in situ, il initie un débat et la réalisation de cet ouvrage-projet (pour lequel une vingtaine d’artistes a été sollicité), envisageable comme une autre manière d’appréhender l’espace public.
L’ouvrage se construit autour d’un entretien de Veit Stratmann avec les éditeurs et des réactions et propositions des artistes invités.

«Il ne s’agit pas seulement d’un rond-point au mammouth mais surtout d’une réflexion initiée par Veit Stratmann sur la relation parfois conflictuelle entre l’artiste et l’espace public. Cet ouvrage collectif constitue en lui-même une autre modalité d’intervention allant au-delà des pratiques habituelles et ouvre un débat.» (Archistorm)
Né en 1960 en Allemagne à Bochum, Veit Stratmann vit et travaille à Paris depuis de nombreuses années. Sa démarche artistique s’articule autour d’une réflexion sur l’espace et son utilisation. Ses travaux génèrent des « appareils », qui peuvent parfois s’apparenter à du mobilier urbain, et des installations, souvent in situ. Ils sont constamment accompagnés par le dessin et l’écriture comme outils de projection, de contrôle et de recul. Depuis plusieurs années, une pratique de la photographie s’est glissée dans les interstices de ses travaux dans l’espace.
Le travail de Veit Stratmann tourne autour d’un certain nombre de questions liées aux relations entre le geste artistique, le lieu où il s’exécute (ou se donne à voir), les notions de décision ou de choix et, ainsi, le geste politique.
Veit Stratmann opère aussi bien dans l’espace urbain, à Rio de Janeiro, Belgrade, Paris ou Berlin, que dans des lieux dédiés classiquement aux expositions. Il a participé à de nombreuses expositions collectives ou personnelles, notamment au Musée d’Art Contemporain du Val de Marne MAC/VAL (Vitry-sur-Seine), à Sox-Berlin, au Centre d’Art et de Diffusion Clark (Montréal), au CAPC-Musée (Bordeaux), au Project Art Centre (Dublin), à LiveInYourHead-Institut Curatorial de la Haute Ecole d’Art et de Design (Genève), à l’Institut d’art contemporain (Villeurbanne), à la Fondation Miro (Barcelone), au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et à la galerie Chez Valentin (Paris).
Participations : Igor Antic, Ricardo Basbaum, Andrea Blum, Franck David, Domènec, Peter Downsbrough, Jorge Emanuel, Livia Flores, Rana Haddad et Pierre Hage Boutros ([w] office), Véronique Joumard, Jozef Legrand, Fernando José Pereira, Bernhard Rüdiger, Jean-Michel Sanejouand, Stalker (Francesco Careri), Carmelo Zagari.
Édition, entretien : Veit Stratmann et PPT
Coordination, conception graphique et photos : Guy Chevalier
Conception de la série «Elastic» et graphisme : Denis Chevalier
Traduction : Ellen Schafer
148 pages ill. n&b

De lave et de fer - Laurent Feynerou
Inflamed Invisible - David Toop
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Roven n°4
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Zoom Age - Julien Auregan
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Pas vu Pas pris - Collectif, Olivier Deloignon, Guillaume Dégé
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Anthologie Douteuses (2010—2020) - Élodie Petit & Marguerin Le Louvier
Le voyeur - entretiens - Éric Rondepierre - Julien Milly
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Le Choix du peuple - Nicolas Savary, Tilo Steireif
Deep state - Mathieu Desjardins
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Salt Crystal - Fabio Parizzi
Graphic Design Is (…) Not Innocent - Ingo Offermanns
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Rupture (fragments) - Benjamin Monti, Jean-Charles Andrieu de Levis
Der Erste Rotkehlchen - Le livre
Un essai sur la typographie - Eric Gill
Musique pour les yeux - Johann Bertrand Dhy
16 x 421 - Lorraine Druon
☀ - Manon Demarles
A l'origine - Anne-Émilie-Philippe
Prose postérieure - Les commissaires anonymes 









