D’eux, il ne reste que les mots de celle qui a croisé leur route. Le crissement de pneus qui sifflent avant un malheur qui tarde à se produire. Sanctification plus que célébration, Oraison funèbre pour Zelda1990 est une tentative de communication au-delà de la matière physique de l’énonciation, un dialogue interne qui convoque « par moment le frère, par moment l’ami parti », toujours la ruine, la consommation de la séparation avec le tout. À travers quatre parties qui font écho à la structure des éloges funèbres de la Grèce antique, Romane Constant réouvre la poésie des plaies larges et profondes que les vers lapidaires d’Hélène Bessette – sur qui l’autrice mène un travail de recherche – ont laissé dans l’histoire moderne de la littérature, et signe un texte bouleversant sur la difficulté des choses qui ne (se) passent pas, la force de celles que l’on voit suspendues par le cou au bord d’une paix impossible à trouver. Oraison funèbre pour Zelda1990 est une douleur croissante, avec écoulement et rougeur.

Romane Constant vit et travaille à Paris. Elle explore à travers différents supports les questions relationnelles, d’intimité, du corps et du genre. Attachée aux Ardennes où elle a grandi, elle s’intéresse également à l’héritage de la classe ouvrière et aux traumatismes intergénérationnels.

Critique & création - L.L. de Mars
Débris N°2 - Théo Garnier Greuez
Dernier royaume - Quentin Derouet
The Shelf - Journal 3
La France de tête - Lot de 4 numéros
Rois de la forêt - Alain Garlan
Deep state - Mathieu Desjardins
Roven n°4
Pour une esthétique de l'émancipation - Isabelle Alfonsi
Eldorado maximum - Les commissaires anonymes
La traversée - Magali Brueder
Seoul Flowers & Trees - tribute to Lee Friedlander
ARTZINES #3 - Tokyo issue
La tour Tatline - Georgi Stanishev
It was a good day - Jeremy Le Corvaisier
Aurore Colbert - Marie Mons
Le voyeur - entretiens - Éric Rondepierre - Julien Milly
Piotr - Pierre Escot, Denis Lavant 







