
L’art des charpentiers japonais présente les différentes étapes du travail du daiku (charpentier) : sa sélection minutieuse des bois (cyprès, cèdre, pin rouge…) ; l’utilisation d’une multitude d’outils – pour mesurer, marquer, couper ou encore raboter – dont le rôle est bien sûr essentiel ; les rituels shintô effectués en costumes de cérémonie pour s’attirer les faveurs des divinités lors de la construction. La dimension spirituelle est aussi évoquée au travers de l’architecture religieuse (temples bouddhiques et sanctuaires shintô) et des dômiya-daiku, charpentiers spécialisés dans ce type de construction. Une autre facette de l’architecture traditionnelle est illustrée par une reconstitution grandeur nature du Sa-an, un célèbre pavillon de thé conçu en 1742, qui fait partie du complexe du temple Daitoku-ji à Kyoto. Cette structure est typique du style sukiya, né au XVIe siècle avec l’engouement pour la cérémonie du thé parmi l’aristocratie. Elle témoigne du savoir-faire des charpentiers japonais et de la beauté d’une architecture d’apparence rustique, mais à la conception étonnamment complexe.
Enfin, L’art des charpentiers japonais révèle la technique des kigumi. Ces assemblages de pièces de bois sans clous ni vis ont une multitude de formes, parfois très sophistiquées, qui répondent à des fonctions diverses et sont emblématiques de l’ingéniosité des charpentiers japonais.

ARTZINES #7 - Berlin issue
Rois de la forêt - Alain Garlan
Prose postérieure - Les commissaires anonymes
Three Dice - Aymeric Vergnon
Le voyeur - entretiens - Éric Rondepierre - Julien Milly
Musée des Beaux-Arts - Pierre Martel
本の本の本 - antoine lefebvre editions,
Anarchitecte - Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius
Yerevan 1996/1997 - Ursula Schulz-Dornburg 











