Diario de Plantas présente 724 dessins réalisés par Gabriel Orozco à Tokyo et Acapulco sur 33 carnets entre le 9 novembre 2021 et le 20 avril 2022. Le végétal et le géométrique composent, à travers l’empreinte et le recouvrement, un « journal des plantes » de grande envergure (ouvrage en deux volumes sous étui).
9 novembre 2021. Gabriel Orozco est fasciné par une feuille. Il met cette feuille – et six autres, pour faire bonne mesure – dans sa poche, puis les dessine dans son journal. 20 avril 2022. Orozco a dessiné 724 pétales, frondes, bractées, aiguilles, toutes les espèces de la flore qui sont apparues à ses pieds. Diario de Plantas reproduit, à l’échelle originale, trente-trois des journaux de plantes de l’artiste réalisés entre Tokyo et Acapulco, retraçant l’évolution de sa figuration, du réalisme géométrique des diagrammes biologiques à un impressionnisme efflorescent et organique restitué par les feuilles elles-mêmes. En deux volumes imprimés sur du papier bible et assemblés dans un étui, Orozco utilise le genre du carnet de voyage botanique du XVIIIe siècle à des fins différentes : il troque l’encyclopédisme omniscient et universel de Linné et de ses confrères naturalistes pour un émerveillement qui se rapproche de ce que le poète Francis Ponge appelait « l’être végétal ».
« En un sens, mon rêve est de créer un jour un monde aussi fantastique et parfait qu’un arbre. »
Gabriel Orozco.

Gabriel Orozco (né en 1962 à Jalapa, Mexique, vit et travaille à Paris, Mexico et New York) fait ses études à la Escuela Nacional de Artes Plasticas à Mexico et au Circulo de Bellas Artes à Madrid. Sa première exposition personnelle a lieu en 1983 et, dès le début des années 1990, il s’impose comme l’un des artistes majeurs de sa génération sur la scène internationale. Explorant le dessin, la photographie, la sculpture, l’installation et, plus tard, la peinture. Son travail brouille les frontières entre l’art et les réalités quotidiennes et associe une géométrie complexe avec des matériaux organiques et des éléments de hasard.
Orozco a présenté des expositions individuelles dans des institutions telles que le Museum of Contemporary Art, Los Angeles (2000), la Serpentine Gallery, Londres (2004), le Museo del Palacio de Bellas Artes, Mexico (2006), le Guggenheim Museum, New York (2012), l’Aspen Art Museum, Colorado (2016), le Museum of Contemporary Art Tokyo (MOT), Tokyo, (2015), le Moderna Museet, Stockholm (2014), et une grande rétrospective a voyagé du Museum of Modern Art, New York au Kunstmuseum Basel, Suisse, en passant par le Centre Pompidou, Paris et la Tate Modern, Londres (2009-2011).
Gabriel Orozco a reçu de nombreux prix, notamment le prix Honoris Causa de l’Université des arts de La Havane, à Cuba (2015), le prix BlueOrange (2006) et le DAAD Artist in Residence, à Berlin (1995). Il a participé à plusieurs reprises à la Biennale de Venise (2017, 2005, 2003 et 1993) et à la Documenta (2002 et 1997).
En 2016, Orozco a achevé le jardin permanent d’Orozco à la South London Gallery, au Royaume-Uni, après presque trois ans de travail, une œuvre sculpturale unique, sa première conception de jardin, qui présente plus de cinquante variétés de plantes. En 2019, Orozco a été invité à concevoir et à coordonner le plan du parc Chapultepec. En 2023, Orozco célèbre l’achèvement de sa Calzada flotante, un pont à grande échelle réservé aux piétons, le premier projet architectural public d’Orozco au Mexique.
Orozco a présenté des expositions individuelles dans des institutions telles que le Museum of Contemporary Art, Los Angeles (2000), la Serpentine Gallery, Londres (2004), le Museo del Palacio de Bellas Artes, Mexico (2006), le Guggenheim Museum, New York (2012), l’Aspen Art Museum, Colorado (2016), le Museum of Contemporary Art Tokyo (MOT), Tokyo, (2015), le Moderna Museet, Stockholm (2014), et une grande rétrospective a voyagé du Museum of Modern Art, New York au Kunstmuseum Basel, Suisse, en passant par le Centre Pompidou, Paris et la Tate Modern, Londres (2009-2011).
Gabriel Orozco a reçu de nombreux prix, notamment le prix Honoris Causa de l’Université des arts de La Havane, à Cuba (2015), le prix BlueOrange (2006) et le DAAD Artist in Residence, à Berlin (1995). Il a participé à plusieurs reprises à la Biennale de Venise (2017, 2005, 2003 et 1993) et à la Documenta (2002 et 1997).
En 2016, Orozco a achevé le jardin permanent d’Orozco à la South London Gallery, au Royaume-Uni, après presque trois ans de travail, une œuvre sculpturale unique, sa première conception de jardin, qui présente plus de cinquante variétés de plantes. En 2019, Orozco a été invité à concevoir et à coordonner le plan du parc Chapultepec. En 2023, Orozco célèbre l’achèvement de sa Calzada flotante, un pont à grande échelle réservé aux piétons, le premier projet architectural public d’Orozco au Mexique.
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Diario de Plantas presents 724 drawings made by Gabriel Orozco in Tokyo and Acapulco on 33 notebooks between November 9, 2021, and April 20, 2022 (two volumes in one slipcase).
November 9, 2021. Gabriel Orozco is struck by a leaf. He puts that leaf—and six more, for good measure—in his pocket, then sketches them in his diary. April 20, 2022. Orozco has drawn 724 petals, fronds, bracts, needles, every species of flora that has fallen at his feet. Diario de Plantas reproduces, at their original scale, thirty-three of the artist’s plant diaries realized between Tokyo and Acapulco, tracing the evolution of his figuration from the geometric realism of biological diagrams to an efflorescent, organic impressionism rendered with the leaves themselves. Across two volumes printed on bible paper and nestled in a slipcase, Orozco puts the eighteenth-century genre of the botanical travelog to different ends: trading the all-knowing, world-ending encyclopedism of Linneaus and his fellow gentlemen naturalists for an enchantment that approaches what poet Francis Ponge called « l’être végétal » (vegetal being).
Gabriel Orozco (born 1962 in Jalapa) grew up in Mexico City in the cultural milieu of the Mexican left which was linked to muralism, photography and the political literature of the sixties and seventies. He studied at the Escuela Nacional de Artes Plasticas at the Universidad Nacional Autonoma de Mexico and the Circulo de Bellas Artes in Madrid. He currently lives and works mainly in Tokyo and Mexico City.

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