Je lève les yeux, mon regard s’accroche volontiers dans le fourbi, tout ce qui est trop imbriqué pour être séparé. Si on tente de détailler on perd l’ensemble, on étouffe le dessin – il meurt. Je ne choisis pas consciemment, je pense que c’est une tactique pour ne pas entrer dans une volonté de précision. Pour éviter aussi de vouloir rendre les choses reconnaissables, au détriment du dessin. Regardant ces pages tracées dehors, on ne peut rien situer, ou pas grand chose. Moi-même je n’apprends pas à mieux connaître par l’observation prolongée – j’observe si peu, j’effleure à peine le visible et me replonge dans ma main. Ce n’est pas une question de connaissance, mais une présence. Je suis à l’intérieur pendant une certaine durée. Je suis venu d’un endroit, j’en rejoins un autre, les lieux se lient.

Dessins et notes de cahiers, tenus entre août 2016 et mars 2017.
Collection Sonar

Ar(t)chitectures situées - Étienne Delprat
Manifeste d'intérieurs ; penser dans les médias élargis - Javier Fernández Contreras
Darkest Night - Joel Van Audenhaege
Les Climats II (Japon) - Lola Reboud, Mariko Takeuchi
Imagos - Noémie Lothe
Dédale - Laurent Chardon
Illusive prosody - Alex Beaurain
Shanghai Cosmetic - Leslie Moquin
Musée des Beaux-Arts - Pierre Martel
Les Grands Ensembles - Léo Guy-Denarcy
Fluent - Laëticia Donval
Pectus Excavatum - Quentin Yvelin 